Le magazine qui connaît un tirage exceptionnel est fidèle à la tradition grivoise et irrévérencieuse de l'hebdomadaire. Non sans émotion.
http://estaticos.elperiodico.com/resources/jpg/4/3/1421106121134.jpg
Derrière la une montrant Mahomet en larmes, Charlie Hebdo rend hommage aux morts de l'équipe, et n'oublie pas de se moquer des djihadistes et terroristes de tous poils. Seule la une, signée Luz, représente Mahomet. Un Mahomet qui "est Charlie" sous ces mots : "Tout est pardonné." En dernière page, un autre dessin de Luz montre des terroristes islamistes arrivant au paradis et qui demandent, déçus : "Elles sont où, les 70 vierges ?" "Avec l'équipe de Charlie, tocard" se voient-ils répondre. En double page, un grand dessin de Cabu, mort dans l'attentat, se moque des djihadistes en comparant leur départ pour la Syrie aux échanges Erasmus.
Le journal satirique publie aussi une série d'anciens dessins de Wolinski, Charb, Tignous et Honoré, et des textes de Bernard Maris et Elsa Cayat, tous tués dans l'attentat de mercredi.
http://estaticos.elperiodico.com/resources/jpg/2/3/1421177187332.jpg?_ga=1.139930867.1966633186.1424813460
Dans les pages intérieures, parmi les dizaines de dessins, deux vignettes de Riss, qui a été blessé dans l'attentat, montrent un dessinateur de Charlie et un terroriste avec une mitraillette qui tue plusieurs personnes, sous cette légende : "Dessinateur à Charlie Hebdo, c'est 25 ans de boulot, terroriste, c'est 25 secondes de boulot - Terroriste, un métier de feignant et de branleur."


